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Transports : les acquis de l’année 2014

Si on ne s’en tenait qu’aux chiffres, on pourrait conclure que le secteur des transports en Côte d’Ivoire a connu une belle envolée durant l’année 2014. Mais il n’y a pas que ça.

Au 8e étage de l’immeuble SCIAM au Plateau, où le ministre Gaoussou Touré a désormais logé son Cabinet après son départ du Postel 2001, les agents sont unanimes que rien n’a été donné durant l’année écoulée. Ni sur les dossiers quasiment acquis comme le renouvellement du parc automobile ni sur les plus délicats comme la certification de l’aéroport international Houphouët-Boigny.

Transport aérien
Pourtant, c’est dans le transport aérien, que les avancées les plus notables ont été enregistrées. A commencer par le décollage des vols domestiques d’Air Côte d’Ivoire qui a acquis deux avions Bombardier Q400 NextGen. Les premières destinations sont Korhogo, San Pedro et Bouaké.

La desserte désormais régulière de l’A380 d’Air France entre Abidjan et Paris est aussi un point concluant. Cette opération de la compagnie française traduit la confiance renouvelée en la dynamique économique ivoirienne très prometteuse. Les premiers pas n’ont pas été faciles, et les usagers ont plus d’objets de griefs que de motifs de satisfaction. « Mais c’est déjà ça », répond un cadre du ministère des transports.
Concernant, l’aéroport d’Abidjan, il a enregistré 1,5 million de voyageurs en 2014, loin du record de 1998, comme l’a précisé le Président Ouattara.

D’importants aménagements faits dans le sens du renforcement de la sécurité sur la plateforme aéroportuaire y sont pour beaucoup, tout comme l’adhésion de la Côte d’Ivoire à des dispositions réglementaires internationales. En octobre, l’Assemblée nationale a donné son accord de 8 projets de lois portant ratification de conventions en matière de sécurité et de sûreté aérienne.

Transport routier
Le pesage est désormais effectif sur le réseau routier ivoirien à commencer par l’autoroute du Nord. Démarré 18 novembre 2014, il intervient 6 mois après le péage, autre disposition visant à mettre à contribution les transporteurs sur l’entretien du réseau routier. Le sujet n’est pourtant pas passé comme lettre à la poste. Le gouvernement qui a senti les premiers grincements de dents des transporteurs a multiplié les rencontres pour diluer l’appréhension. Le ministre du commerce, Jean-Louis Billon, est même allé jusqu’à mettre sur pied un comité paritaire pour étudier les possibilités d’ajustement des tarifs du péage.

Les transporteurs peuvent au moins se réjouir d’avoir obtenu un abattement sur les amendes prévues en cas de surcharge. A lieu de 20 000 F prévu par le règlement 14 de l’UEMOA, ils ne paieront que 4 000 à 11 000 F par tonne de surcharge.

Le ministre a également réussi à les faire adhérer au projet de Centre de gestion intégrée des opérations de transport (CGI) devenu la base centralisée d’enregistrement et de délivrance de tous les titres de transport et du permis de conduire. A terme, le ministère vise une capacité de délivrance du permis de conduire en 24 heures.

Le gouvernement a accepté en avril d’allouer 100 milliards dans le cadre du projet de renouvellement du parc automobile évalué à 750 milliards de FCFA sur une période de 5 ans. Le décret a été signé le même jour que la mise à terme des activités de la SONATT et de l’AGETU. Ces deux structures ont été emportées par la vague de la réforme du transport dont les maitres-mots sont « lutte contre l’anarchie et de désordre ».

Cette étape fut aussi déterminante que l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi d’orientation du transport intérieur en novembre. Au sortir de la séance, le ministre Gaoussou Touré avait affirmé que « nous pouvons désormais envisager la mise en forme des autres volet de la modernisation des transports ».

Transport maritime
Le Port autonome d’Abidjan a reçu en l’espace d’une semaine en décembre 2014, plus de 44 milliards de FCFA pour le démarrage dès le premier semestre de 2015 des travaux de construction du 2e Terminal à conteneurs (TC2) estimés à plus de 400 milliards. Ce chantier, à côté de l’élargissement du Canal de Vridi est l’une des principales composantes du vaste projet d’extension de l’infrastructure portuaire.
Le ministre Gaoussou Touré a promis que l’année 2015 sera celle du transport maritime. Le premier salon de la mer d’Abidjan doit se tenir en effet dans le premier trimestre de l’année. Dans le même élan,

Le transport ferroviaire
Présenté comme la derrière roue du carrosse, le transport ferroviaire fait figure de parent pauvre dans les grands chantiers d’investissement. Véritable potentiel pour le transport des marchandises et l’exploitation du minerai de l’intérieur du pays, il n’arrive à se défaire de sa connotation d’investissement hautement coûteux.
« Le problème avec le transport ferroviaire, est qu’il nécessite de gros investissements », explique une source proche du ministère des infrastructures. A lui seul, le projet de train urbain à Abidjan est estimé à 500 millions d’euros, soit plus de 300 milliards de FCFA, seulement pour la première phase.

Aujourd’hui le projet d’une ligne de chemin de fer entre San Pedro et Odienné en passant par Man, déterminant pour l’exploitation des ressources minières attend toujours le démarrage officiel des travaux.